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Amikuze

Restauration intérieure d'un petit château

Pays Basque -

2018

Restauration des boiseries murales et parquet en point de Hongrie, sol entrée en pierre, chauffage au sol, château Pays-Basque, boiseries sculptées restaurés en atelier, salle à manger, double enfilade salle à manger salon, menuiserie bois double vitrage, intégration éléments confort moderne, hérisson ventilé sous parquet, dalle en béton de chaux, restauration éléments d’origine, murs rouge, volets intérieurs, lumineux, murs en pierre – Atelier d’Architecture Antoine de Gironde, architecte Versailles.

Le château de Biscay s'élève sur une ancienne motte castrale, à la frontière entre le Pays Basque et le Béarn. Sur ce socle médiéval s'élève un corps de logis du XVIIIe siècle auquel le XIXe siècle a ajouté des extensions côté ouest, altérant la distribution d'origine. La maison a par ailleurs été divisée en deux logements au XXe siècle, achevant de lui faire perdre son unité.


La porte principale, cloutée, aux pentures autrefois hourdées directement dans la maçonnerie, a été soigneusement déposée, restaurée puis remontée sur cadre, premier geste d'une restauration attentive aux éléments d'origine.


Au rez-de-chaussée, la variété des matériaux et des couleurs compose un intérieur vivant et ancré. Les sols en pierre de Bidache ont été conservés et prolongés, les parquets restaurés et un chauffage au sol discrètement intégré. L'enfilade existante est redoublée, bureau, salle à manger, vestibule, grand salon, retrouvant le principe des grandes distributions du XVIIIe siècle et réconciliant le corps de logis avec ses extensions. Les ajouts du XIXe siècle, dont la tour, accueillent la cuisine et le petit salon, trouvant ainsi leur place naturelle dans la vie quotidienne.


À l'étage, une palette claire révèle les parquets anciens à larges lames, minutieusement restaurés. Les réseaux techniques ont été dissimulés et trois salles de bain aménagées. Cette sobriété met en scène le dialogue entre patrimoine et paysage basque : chaque fenêtre devient un tableau vivant ouvert sur la campagne environnante.


Sur les deux niveaux, les menuiseries reçoivent des verres étirés ou soufflés, posés au mastic traditionnel. Leurs déformations optiques répondent aux traces des rabots du XVIIIe siècle encore visibles sur les parquets.


Un travail d'effacement au service du lieu et de la lumière. La maison retrouve sa vocation : être habitée.

© photographe : D. Rocco

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