top of page

Engagements

1. Notre démarche

 

Depuis 2015, l’Atelier d’Architecture Antoine de Gironde restaure et transforme des bâtiments anciens (XVIIe au XXe siècle) à Versailles et en Île-de-France. Notre démarche responsable ne repose sur aucune doctrine. Elle tient en une règle : connaître le bâtiment avant d’intervenir, puis décider au cas par cas.

Un mur en moellon n’est pas un mur en béton, une façade en plâtre n’est pas une façade en pierre de taille. Les recettes toutes faites (« tout isoler », « tout en biosourcé », « tout remplacer par du performant ») donnent de mauvais résultats sur le bâti ancien. Nous ne défendons aucun matériau pour lui-même : nous cherchons le bon, pour ce mur, dans cet immeuble. Nous raisonnons dans le temps long : un matériau se juge sur sa durée de vie, son entretien et sa possibilité d’être réparé dans trente ou cinquante ans, pas seulement sur son coût le jour du chantier. Les bâtiments que nous restaurons ont déjà plusieurs siècles : nos interventions doivent pouvoir les accompagner encore longtemps.

 

 

2. Connaître avant d’intervenir

 

Chaque mission commence par un relevé, une recherche d’archives et un diagnostic : modes constructifs, état des matériaux, pathologies, strates d’enduit, teintes d’origine. À la Maison du Modèle, rue des Tournelles à Versailles, cette lecture a permis de retrouver une façade en pierre de taille du XVIIIe siècle sous les enduits, puis la teinte d’origine de la porte cochère. Plus le diagnostic est précis, moins il y a de surprises, de travaux supplémentaires et de matière gaspillée.

 

 

3. Sources et études

 

Nos choix s’appuient sur trois sources : la lecture du bâtiment et de son histoire, les études publiques et l’expérience de nos chantiers. Pour la performance énergétique, nous nous référons notamment à la fiche conseil du ministère de la Culture sur la rénovation thermique du bâti ancien : diagnostic préalable, matériaux qui laissent respirer les parois, entretien des menuiseries avant leur remplacement, ventilation adaptée. Le programme ATHEBA rappelle de son côté que le bâti d’avant 1948 a des caractéristiques thermiques et hydriques propres. Ces références guident la décision, elles ne la remplacent pas.

 

 

4. Ce que nos chantiers nous ont appris

 

Le ciment ne s’emploie pas par automatisme : sur le bâti ancien, enduits et joints se composent à partir du diagnostic et d’essais préalables, avec des plâtres et des chaux compatibles avec le support, puis s’inscrivent dans le CCTP. Nous validons sur place avant d’appliquer partout : panneaux témoins, échantillons secs, essais sur échafaudage. Une teinte ou un enduit refusé après coup oblige à tout reprendre.

 

 

5. Matériaux et réemploi

 

Nous privilégions la restauration au remplacement. Sur les souches de cheminée en brique polychrome, les briques sont réparées ou réemployées plutôt que remplacées. Les pièces de charpente sont conservées et réemployées lorsque leur état le permet. Rue Mansart, à Versailles, le rocaillage de meulière d’un soubassement (environ 40 m²) a été déposé puis reposé avec des moellons neufs ou de réemploi compatible et un mortier de chaux formulé sur mesure. Nous peignons les menuiseries extérieures en bois à l’huile de lin : ce choix n’est pas esthétique, il est technique et patrimonial, car elle pénètre le bois sans emprisonner l’humidité comme un film acrylique. Les menuiseries en bois sont réalisées en bois de France. Nous encourageons nos maîtres d’ouvrage à choisir des matériaux peu polluants, y compris en cas d’incendie : par exemple, une baignoire en acier plutôt qu’en acrylique. Notre atelier de la rue de Fontenay, dans un immeuble du XVIIIe siècle, applique ces principes : enduit chaux-liège, tomettes sur chauffage au sol, réseaux dissimulés, structure confortée. Sur nos chantiers, nous veillons au tri des déchets.

 

 

6. Indépendance et suivi

 

L’architecte maître d’œuvre ne vend ni matériaux ni travaux et ne touche aucune commission : son seul intérêt est celui du maître d’ouvrage. Les ordres de service sont chiffrés et signés avant exécution, avec notre outil de suivi de chantier Compas. L’Atelier est assuré auprès de la MAF, titulaire de la qualification RGE, et accompagne les demandes de label de la Fondation du Patrimoine (Maison du Modèle labellisée). L’Atelier est lauréat du Prix du Ravalement 2023 de la Ville de Versailles. Nous accueillons des stagiaires et leur transmettons nos méthodes de diagnostic et de suivi de chantier. Les missions sont conduites par Antoine de Gironde, architecte inscrit à l’Ordre des architectes (n° 084305).

 

 

7. Ce que nous ne prétendons pas

 

Nous n’avons pas de label RSE et nous ne publions pas de bilan carbone que nous n’avons pas mesuré. Nous n’affichons que ce que nous pratiquons. Quand une règle générale ne convient pas à un bâtiment, nous le disons à nos clients. Ces engagements sont ceux de l’Atelier : ils ne constituent ni une certification ni une étude propre à votre projet.

 

 

8. Mises à jour et corrections

 

Cette page est mise à jour lorsque nos pratiques évoluent ou qu’une source citée change. La date de publication figure en haut de page.

 

 

9. Nous contacter

 

Pour signaler une erreur, demander une précision ou nous parler de votre projet : contact@antoinedegironde.com.​

 

Engagements publiés le 1er novembre 2026

Questions fréquentes

Vous avez une question sur les contraintes réglementaires, le déroulement d’une mission ou les matériaux compatibles avec le bâti ancien ?

Nous contacter

Pour toutes demandes de projets : 01 30 21 62 21

(démarchage commercial interdit)

bottom of page